LA PETITE CHAUSSURE VOYAGEUSE: partie 4 CALIFORNIE CENTRALE

MARDI 6 JUIN: de Walker Pass situé au mile 651.3 au mile 672.2

Lever à 3h, départ à 4h encore une fois pour éviter au maximum les grosses chaleurs car, même si nous sommes en Californie Centrale tant que nous n’avons pas atteint Kennedy Meadows nous subissons encore la chaleur du désert 🌵

4h du matin et premières lueurs du jour
Lupins et autre fleur rouge
La petite chaussure voyageuse fait du cowboy camping
Je dors sur un promontoire avec une très belle vue
Voici ce que je vois alors que je suis dans mon duvet.

 

MERCREDI 7 JUIN: du mile 672.2 cowboy camping au mile 693.5

Nuit agitée car je me bat avec les moustiques. Il faut bien un peu de malheurs pour Sophie. Hihihi

Plusieurs fois j’aperçois dans le lointain les lueurs des lampes frontales des marcheurs de nuit. C’est comme les phares des voitures sur une route la nuit tant il y en a mais avec pour seul accompagnement LE SILENCE. C’est toute la magie du PCT qui me secoue les tripes tant c’est beau. Ces lumières sont à plus d’un Jour de distance de mon point de vue.

La nuit, je vois dans le lointain les lueurs des lampes frontales des marcheurs (en zoomant sur la photo c’est visible) et au dessus la lune
5h: lever du jour
Couleurs du matin
Très beau pin. En dessous Gérard mon compagnon de chemin
Pic du Mont Whitney à droite et SN à gauche
Il nous faut descendre tout au fond du canyon pour trouver notre bivouac. 2 h des descente sans ombre aucune. Ce soir nous entendons les coyotes.

 

JEUDI 8 JUIN: du mile 693.5 à Kennedy Meadows au mile 701.6 (PCT) plus un peu de route jusqu’au General Store où je dois récupérer mes 3 colis de ravitaillement.

Jolie formation nuageuse au dessus des montagnes au départ vers 6h. Nous cherchons des yeux des coyotes mais en vain.

 

Et au milieu de la plaine coule une rivière
700ème mile. Inexorablement on avance
Je signe un des nombreux trails registers: ceci permet une certaine traçabilité et j’en profite à chaque fois pour y inscrire l’adresse de mon blog où y laisser un flyer.
200 âmes ici. Pas de moyens de communication, le wifi est insuffisant pour communiquer avec mes proches. Je récupère ma BearCanister (boîte anti ours obligatoire), mon colis contenant l’équipement pour la Hight Sierra (crampons, piolet,…). Nous ne dormons qu’une nuit au camping gratuit car dans ce magasin tout est trop cher.
Un homme de bois joue au Frisbee ?
Une randonneuse de bois

Ce soir avant de m’endormir j’entends encore des coyotes. Ils semblent très proches.

 

VENDREDI 9 JUIN: de KM au mile 702.2 au mile 719.5

Aujourd’hui le sac a été difficile à préparer car la Bear Canister prend du volume. Impossible de le fermer complètement.

Fini le désert. Voici un paysage tout à fait différent: plus hautes montagnes avec de hauts arbres, beaucoup de rivières (fini les problèmes de ravitaillement en eau), beaucoup de rocs. Plus Alpin je dirais.

On va prendre de plus en plus d’altitude et respirer l’air frais.

Début de la journée dans la forêt nationale Sequoias
Petit apperçu des rivières difficiles que nous allons rencontrer: celle ci est infranchissable alors en Hight Sierra ça risque d’être plus compliqué. En fait nous apprendrons à Lone Pine que 3 rivières sont infranchissables (eau jusqu’au cou pour certaines)
Jolie plaine et la SN (Sierra Nevada) au loin
Plaine de sable au bord de la rivière: là aussi La vie
Réponse: des centaines de nids d’hirondelles
Il y a de la vie dans ces nids. Les hirondelles s’activent pour nourrir leurs bébés et en profitent pour consolider leurs nids
Je pense que c’est un loir
Petit loir de lave
Petit loir assis

Qu’est-ce que j’observe sous ce pont? Réponse sur les 1ères photos du Jour

 

SAMEDI 10 JUIN: du mile 719.5 au mile 738.3

Rencontre avec les premiers névés mais ne chaussons pas les crampons.

Rencontrons un mort
Écritures sur le crâne du mort. Nous ne savons pas de quel animal il s’agit? Si quelqu’un a la réponse merci de me le dire
Feuillage de gentiane?
Nous approchons de la SN
Nuages au fond de la vallée
C’est la montagne sur laquelle nous marchions ce matin
J’aime ces sculptures de bois naturelles que la nature nous offre. Ici il s’agit des racines tortueuses d’un arbre tombé.
La petite chaussure voyageuse regarde la SN
Death Valley
Et pendant ce temps, Tymie ne change pas: farniente sur la terrasse

 

 

DIMANCHE 11 JUIN: du mile 738.5 au mile 747.8 puis la ville de Lone Pine pour infos sur la SN (décision à prendre d’y aller ou pas) puis ravitaillement si nous y allons.

Nous sommes 12 hikers qui attendons en dehors du PCT qu’une bonne âme nous conduisent en ville. Après  3h d’attente (les hikers sont patients) un couple avec un pickup nous rend spontanément ce service. C’est pas moins de 8 hikers qu’il charge dans son véhicule: 2 dedans et 6 dans la benne avec nos gros sacs. Je suis dans la benne et me délecte du paysage même si je prends plein de poussière dans les yeux.🤗

À 6h du matin la lune n’est toujours pas couchée
Plaine de sable en prenant la jonction pour Lone Pine
Dans la benne du pickup je vois la Vallée de la Mort
Depuis la benne du pickup je vois aussi la Sierra Nevada
À Lone Pine la petite chaussure voyageuse se régale de Fajitas
Une bière IPA au super saloon de la ville
Des billets dollars sur tous les murs et même au plafond
Vue d’ensemble du charmant et vieux saloon. Fresque au plafond représentant la SN, des drapeaux sur le mur à droite, des plaques de policiers à un endroit,… mes yeux ne cessent de découvrir des objets insolites. La serveuse est super sympa en plus.
Parmi les nombreux drapeaux au mur regardez ce que je trouve !!!!

 

LUNDI 12 JUIN: allez hop pleins de choses à faire en ville. Nous partons demain dans l’intention de marcher jusqu’à Independence.

Après une nouvelle décision à prendre car c’est après que les difficultés commencent (dangereuses rivières, risque de glissades sur la neige…).

Bon pas sûre de quitter Lone Pine car j’attends un colis au post Office. Pas arrivé aujourd’hui, j’espère demain sinon Gérard pars sur le PCT sans moi. Si pas de colis je suis bloquée ici. Je partirais donc seule en Hight Sierra.

Comme on s’ennuyait en ville nous sommes retournés boire un bière au saloon. Y en a qui jouaient au cowboy.

 

 

MARDI 13 JUIN: de Lone Pine en auto-stop à la jonction Horseshoes qui me permets de rejoindre le PCT au mile 745.3, jusqu’au mile 755.3

L’auto-stop s’avère aisé à la sortie de Lone Pine car nous sommes sur l’unique route qui mène sur les montagnes de la Sierra Nevada. Un piéton se dirige vers nous et nous propose de nous y conduire. « Attendez 5 mn » nous dit-il. 30 mn plus tard il arrive enfin (le Hiker est patient) dans son super véhicule datant… oupfffft… début années 80 nous dira t-il en route.

Notre véhicule
Pare-brise cassé mais on voit très bien les montagnes de la Sierra là où nous allons… à petite vitesse… c’est poussif… le moteur crachote parfois… mais Bill notre chauffeur connaît bien sa voiture et sait que l’on arrivera là-haut sans avoir besoin de pousser
Dans cet endroit, Alabama Hills, ont été tournés de nombreux films: westerns avec John Wayne, Clint Eastwood… Steve Mc Queen, et bien d’autres acteurs, mais aussi des scènes de Star War, MadMax…
J’ai le privilège d’être à côté du chauffeur tandis que mon coéquipier Gérard est assis à l’arrière avec une autre marcheuse qui faisait de l’auto-stop avec nous.
  1. J’ai droit au « siège mouton » près de Bill

 

Bill originaire de Seattle et sa camionnette
Tronc torsadé d’un arbre mort
Trace du PCT: bien souvent nous perdrons la trace en forêt. En-dehors des forêts elle n’est pas effacée donc on se perdra moins… mais on se perdra quand même…
La hauteur de neige dans les hautes vallées est de plusieurs mètres. On le découvrira très vite.

 

MERCREDI 14 JUIN: du mile 755.3 au mile 770.8

56ème jour: JE ME CRAMPONNE

Tout est gelé au réveil: l’eau, la neige… et moi.

En plus de la neige qui ralentit notre progression nous rencontrons une nouvelle difficulté: notre 1er passage de rivière. Le passage doit de faire sur un tronc d’arbre assez large mais celui-ci est incliné ce qui rend la « levée du corps » impossible à cause du poids du sac. Au début donc j’évolue sur ce tronc à califourchon puis à 4 pattes – ne riez pas – et lorsque le tronc est enfin horizontal j’arrive à me redresser et finir dignement cette traversée.

Arrivés sur l’autre rive de majestueux cervidés nous regardent, pas étonnés, pas effrayés (ici c’est un parc national et la chasse est interdite). C’est sans courir qu’ils partent des lieux. Peut être rient-ils encore de ma position inconfortable sur le tronc??? Je préfère ne pas le savoir 😜

Instant magique
Plaine de neige dure à traverser car il y a des creux et des bosses qui nous obligent à lever haut les jambes
La petite chaussure voyageuse à la neige
Une idée du courant des rivières dû à la fonte rapide des neiges. Celle-ci nous la traverserons avec la plus grande vigilance. C’est mon compagnon de marche Gérard qui a trouvé le passage. Après s’être encordé il a testé en 1er la profondeur et la force du courant tandis que j’attendais sur la rive. Nous avons Tout de même de l’eau jusqu’au dessus des genoux. Après cette baignade glacée il nous fallut vite nous sècher au soleil. Brrrrrrr c’est froid! Quel courage Gérard!

 

So funny! Voici la trace que nous avons laissée sur la neige en glissant façon toboggan. C’est rapide et amusant même si nous usons nos fonds de culottes.

hihihi Youpi Tralala

Bivouac du soir

 

JEUDI 15 JUIN: FORESTER PASS: du mile 770.8 au mile 780.5 Eh oui que 10 miles! Bad day!

Ce matin tout est gelé, comme d’habitude, le temps de plier les tentes et c’est l’onglée.

Dès le début nous sommes coincés par une rivière folle! Pas question de prendre le bouillon! Ce jour là nous sommes 4 marcheurs bloqués sur la rive. Nous ne trouvons pas le passage, s’il y en a un. 2 autres personnes arrivent et trouvent un passage. Nos devons nous déshabiller (ôtons chaussures, chaussettes et pantalons) car nous avons de l’eau jusqu’à la taille. Le courant est fort mais tous passons sans encombre sur l’autre rive, sauf Gérard qui a buté sur une pierre et est tombé à l’eau. Heureusement il est mouillé mais pas blessé. Aucun dégât, ni humain ni matériel.

Moins d’une heure après il nous faudra franchir une seconde rivière en nous déshabillant de nouveau mais avec de l’eau jusqu’aux genoux… choux, cailloux, hiboux…

C’est à cet endroit que la force du courant diminué et daigne nous laisser passer

 

Toute la journée nous redoublons d’efforts pour marcher dans la neige et ne pas nous perdre. Nous naviguons au GPS en faisant des points d’avancée toutes les 10 mn. Comme je l’ai déjà signalé, en forêt la trace est moins visible et s’efface. C’est usant moralement. J’enrage de me perdre😠

L’après-midi c’est à découvert que nous évoluons donc la trace dans la neige est plus marquée. Juste à suivre pour nous mener au plus haut col du PCT: Forester Pass à 4011 mètres. Il fait très chaud. Je bois beaucoup plus que d’habitude. L’air est sec.

Nous apercevons des marmottes.

Puis, vient le mur! L’insurmontable Porester Pass! Jusqu’à présent la montée était aisée (enfin presque, car encore une fois trop de neige) mais maintenant le col se dresse devant nous. Il semble inaccessible. Nous l’atteindrons en grimpant une pente extrêmement raide chaussés de crampons, bâtons rangés, et piolet en main.

A un moment nous atteignons un pierrier sans neige et là je frôle la catastrophe. Mes pieds chassent des pierres qui tombent dans le vide et je manque de chuter avec elles. Le poids du sac m’empêche de me redresser. C’est grâce à la main tendue de Gérard que je m’en sors.

Puis juste avant le haut du col c’est sur un fort dévers que nous évoluons, la neige est molle. Si elle cède c’est la chute assurée et je pense que notre piolet ne nous serait d’aucune utilité pour nous arrêter.

Ces efforts sont récompensés par la magnifique vue en haut du Roi Forester pass et admirons sa cour, les multiples cimes tout autour de lui.

J’ai la certitude d’avoir réussi un exploit. En effet, je n’avais aucune expérience de montagne dans des conditions de neige avant aujourd’hui. Je ne suis pas en train de dire que je suis une héroïne, je dis juste que pour moi la journée fut très, trop, difficile. J’ai vraiment  été effrayée dans le pierrier instable!

Lacs enneigés admirés depuis le col.
Gérard y va en premier
Ne pas regarder en bas
Joie!

A Forester Pass un minuscule chipmunk batifole. Admirable petite vie.

 

Après nous être régalés de cette vue superbe nous entamons la descente là encore raide et de plus dans la neige molle. C’est sur un promontoire que nous établissons notre bivouac. Nous continuerons la descente demain matin sur neige glacée, ainsi nos crampons adhèreront mieux.

Bivouac sur le promontoire cerné de montagnes. Ce soir là nous entendrons la montagne craquer, nous entendons des avalanches mais là où nous campons il ne peut rien nous arriver.
Vue depuis ma tente
Couleurs du soir

 

VENDREDI 16 JUIN: AFTER FORESTER:

du mile 780.5 au mile 788.5 sur le PCT puis 9 miles sur le John Muir Trail pour rejoindre une ville et sortir de cette Sierra Nevada difficile.

Après le lever du jour magique depuis notre éperon rocheux, nous abordons la descente vers la civilisation. Comme prévu la neige est glacée et notre progression facilitée et surtout plus sûre.

Nous prenons même plaisir à glisser sur un toboggan de neige improvisé. En fait c’est Gérard qui a commencé tout à fait par hasard car il a glissé et j’ai suivi. J’en suis quite pour une petite frayeur car au milieu du toboggan il y avait une pierre recouverte de neige qui nous faisait faire un bond.

Dans l’après-midi nous prendrons beaucoup de plaisir à faire d’autres glissades pour gagner du temps. Mon sac à dos appréciera moins car il en ressort avec des trous. En effet, la neige ça brûle. Heureusement ce n’est pas le fond qui a pris mais une poche extérieure. Ouf!

Aujourd’ui nous franchissons d’autres rivières mais sans aucun danger. Nous traversons de nombreux couloirs d’avalanches. L’un d’eux est trèsbrécent. Je ne peux m’enpêcher de lever la tête pour voir si il reste encore de la neige là-haut. Et bien oui. Pourvu que ça tienne. Le spectacle est horrible: nombreux arbres arrachés et où broyés.

Le John Muir Trail n’est pas facile: nombreux up and down, perte de trace dans la neige. Comme nous naviguons au GPS bien souvent nous coupons le tracé qui normalement fait des virages et du coup nous avançons dans des raidillons. Nos muscles souffrent au bout de 4 jours d’efforts. Finalement nous sortons par le col Kearsarge à 11760 pieds. Reste à descendre jusqu’à un parking où nous espérons trouver une voiture pour rallier la ville.

Couleurs du matin depuis notre bivouac
Neige glacée: crampons obligatoires
Le promontoire sur lequel nous avons dormi
La dernière descente de la journée
On devine les lacs turquoises sous la neige
À Kearsarge Pass

 

SAMEDI 17 JUIN: retour à Lone Pine où nous méditons devant une collation bien fraîche sur la suite des événements. C’est de toute façon impossible de continuer à marcher en SN alors nous partons à Ashland en Oregon, et emprunterons le  PCT dans le sens Nord-Sud à partir de la Californie du Nord. Ainsi nous marcherons 400 miles dans ce sens et après la mi juillet serons de retour en Sierra Nevada où normalement la neige aura bien fondue.

Ici tout respire les cowboys et les indiens
Alors que mon frère Christophe lance sa première marque de bière en Bretagne je marque le coup moi aussi

 

DIMANCHE 18 JUIN: repos à Lone Pine

 

LUNDI 19 JUIN:

1) auto-stop Lone Pine – Independence pour récupérer un colis et l’envoyer en France

2) auto-stop Independence – Bishop pour louer une voiture

3) pas de voiture disponible donc auto-stop pour aller à Ashland en Oregon

4) au bout de 10 mn un couple François et Helen nous prennent et nous conseillent plutôt d’aller ce soir à Sacramento pour louer une voiture. Ça tombe bien c’est sur leur route.

Dodo à Sacramento la capitale Californienne.

 

MARDI 20 JUIN: voiture louée, arrivée à Medford près d’Ashland vers 14h45.

Repartons sur le PCT demain😊

10 commentaires

  1. Des magnifiques photos, Sophie … si tu m’autorises, je les chiperai bien pour les mettre sur le mur de mon bureau, par exemple 😉 … bienheureuse que tout roule dans la quiétude 🙂 !

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  2. Bonjour,
    Je voudrais savoir combien pèse votre sac. Vous parlez de rivières infranchissables, comment avez-vous fait ? Merci pour vos réponses et bon courage pour la suite.

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  3. Bonjour Sophie!!!
    nous avons reçu ta carte au travail, ravie d’avoir de tes nouvelles et de voir en forme sur ton blog
    plein de bisous
    aurélie

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  4. Et bien , ce n’est pas un parcours facile que tu viens de nous raconter là! sois prudente et merci encore ! c’est super de pouvoir te suivre ainsi! et quelles belles photos ! Aujourd’hui à Saint-Brieuc il fait super beau! Bon courage à toi!

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  5. Coucou Sophie eh bien quel périple, la vie ici va te sembler un peu monotone après tout ça!! Ta carte est arrivée aujourd’hui et je te dis un grand merci, prends soin de toi et assure tes pas!!

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