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Publié le 12 septembre 2016

Trail. 4260 km d’intense solitude pour Sophie

Sophie CHANVRIL

Sophie Chanvril ne tient pas en place. À 40 ans, elle passait un BTS et si elle n’avait pas pris la route du trail en 2017, elle « aurait passé une autre formation ».

4.260 km à la marche, soit 40 km par jour. C’est le défi de la Briochine Sophie Chanvril. En avril, elle prendra la route du Pacific Crest Trail, de Campo, à la frontière Mexicaine, à Manning Park, dans la Colombie britannique, au Canada.

« Je marche seul, sans témoin, sans personne ». Elle aurait presque pu écrire les paroles de la célèbre chanson de Jean-Jacques Goldman. Sophie Chanvril est une passionnée de randonnée. Elle a déjà arpenté les Cévennes, la Croatie, le GR20 en Corse, le GR34 en Bretagne, les cirques de l’île de la Réunion. Aujourd’hui, elle décide de mettre la barre plus haut. Elle traversera en avril la Californie, l’Oregon et l’État de Washington sur le circuit du Pacific Crest Trail (PCT). Un périple de 4.260 km, qu’elle réalisera seule. « C’est important pour moi de me retrouver avec moi-même pour me construire », explique-t-elle.

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La solitude ne l’effraie pas : « Ce n’est pas une sclérose, c’est une oxygénation », insiste la secrétaire en imagerie médicale. Et si elle cherche avant tout la solitude dans cette activité, elle doit bien admettre qu’elle a aussi son lot de rencontres et de mains tendues. « Je suis toujours touchée par la solidarité des marcheurs. Quand on ne marche pas accompagnée, les gens nous abordent plus facilement. Je n’ai d’ailleurs jamais fait de plus belles rencontres qu’en marchant seule ».

Libre et indépendante

Indépendante, elle se targue de « ne pas avoir peur du danger ». D’ailleurs, la balise de détresse qu’elle projette d’acheter, ce n’est que « pour rassurer sa famille ». Si ça ne tenait qu’à elle, elle ne s’encombrerait pas avec. Car pour partir six mois, la baroudeuse s’est renseignée : « Mon sac à dos ne doit peser que 20 % de mon poids, soit onze kilos, dans lesquels sont compris les cinq à six litres d’eau que j’emporterai en provision ». Pour le reste, Sophie a tout prévu. Depuis deux ans qu’elle mûrit son projet, elle a étudié les cartes, s’est informée sur des forums, a pris contact avec les « trail angels », ces gens qui aident les participants au périple. Elle a déjà prévu de s’envoyer des colis pour les provisions, qui arriveront dans les rares lieux-dits qu’elle traversera. « Il y a toujours de la civilisation quelque part. J’avais envie de me retrouver avec la nature, de me reposer de la complexité du monde moderne. Avec ce circuit, on est toujours en haut des montagnes. C’est aussi la difficulté pour s’approvisionner », admet-elle. Mais ce n’est pas cela qui va l’arrêter. Celle qui a toujours voulu être nomade cherche « le dépassement de soi » : « J’aimerais beaucoup revenir en arrière, vivre sans eau ni électricité », sourit-elle. Aventurière, certes. Mais tout de même raisonnée. « On ne peut pas partir à l’aventure sans ravitaillement, il y a beaucoup de préparation avant de partir, pour assurer sa survie ».

40 km par jour pendant cinq à six mois

Le circuit se fait en cinq mois, à raison de 40 km par jour en moyenne. Mais pour laisser un peu place à l’improvisation, Sophie en a prévu six. « Je ne veux pas me mettre de barrière. Si je croise un coin qui me plaît, je veux pouvoir poser mon bivouac sans avoir de pression ». Elle marchera environ huit heures quotidiennement. « Je partirai au lever du jour, aux alentours de 5 ou 6 h, et je marcherai jusqu’à environ 14 h, en comptant la pause déjeuner. Cela me laissera le temps d’installer ma tente, de laver mon linge et aussi d’écrire, chaque jour, mon périple », prévoit Sophie. Elle compte aussi beaucoup sur les bivouacs pour rencontrer des gens. Outre l’échange, elle cherche à faire connaître la Ligue contre le cancer, association pour laquelle elle marche. « Mon voyage est avant tout un projet perso mais j’avais aussi envie de mener une collecte de dons pour l’association ». Et lui donner de la visibilité. « J’ai connu cette association quand j’ai passé mon BTS (Services et prestations des secteurs sanitaire et social) tardivement, à l’âge de 40 ans. J’ai réalisé mon stage dans le service des soutiens aux familles, raconte-t-elle. Et puis, j’ai un ami malade ».

« Rien ne peut m’arrêter »

À travers son blog, intitulé Le défi de Sophie, elle appelle les gens à se mobiliser. Et sollicite aussi une aide pour financer son projet. « Même si ma famille me soutient, ma mère n’a pas compris pourquoi je mettais toutes mes économies là-dedans. Mais quand on n’a pas les moyens, on se les donne », se motive-t-elle. Pour l’aider, elle a fait appel à des partenaires locaux. Pourtant, elle n’a pas souhaité passer par un site de financement participatif : « Il faut faire appel à la sphère privée et ça ne m’intéresse pas ». Alors, elle démarche elle-même chacun des sponsors. Hyperactive ? Motivée, surtout. « J’ai envie de rompre avec le train-train quotidien ». Bientôt, il sera temps d’enfiler son sac à dos pour compléter cette longue liste de circuits déjà bouclés. Et pourtant ! Cela fait seulement quelques années qu’elle vit pleinement sa passion pour la marche à pied. « Quand j’ai eu 40 ans, ma vie a été bouleversée. Je me suis retrouvée célibataire. Alors j’ai décidé de vivre ce que j’avais toujours voulu ». Aujourd’hui, elle a refait sa vie. Mais pas question de laisser son projet de côté. D’ailleurs, elle le dit elle-même : « Dans le sport comme dans ma vie privée, quand je suis engagée, rien ne peut m’arrêter ».

Pratique Le blog de Sophie : http://www.ledefidesophie.com

Amélie Coispel

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OUEST FRANCE Saint-Brieuc – Publié le 12/09/2016 à 02:21

Le challenge de Sophie pour « casser la routine »

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Randonneuse passionnée, Sophie Chanvril s’élancera sur le Pacific Crest Trail, aux États-Unis, en avril prochain, pour sensibiliser sur le cancer. Au programme : pas moins de 4 260 km !

Les gens d’ici

La Briochine Sophie Chanvril, 47 ans, « terrienne née ici quelque part » est passionnée par le grand air et l’envie d’ailleurs depuis son plus jeune âge.

Sportive, adepte de trek et de randonnée, Sophie a posé un congé sabbatique de sept mois pour un défi en avril 2017 : partir sur le mythique Pacific Crest Trail (PCT), aux États-Unis, un parcours long de plus de 4 260 km qui part de la frontière mexicaine et s’arrête à Manning Park, en Colombie-Britannique, à la frontière avec le Canada. Ce sera chose faite en avril

Rêve d’indépendance

Également férue de chevaux, en 2014, Sophie cherche sur internet des idées de randonnées à cheval. Elle découvre alors le site d’un ranch américain qui se propose d’héberger les marcheurs du PCT. C’est le déclic. « Il s’agit d’un rêve d’indépendance pour échapper à tous les ordres sociaux, s’échapper du monde, comprendre les limites de mon univers. »

La marcheuse planche depuis pas mal de mois sur son défi. « Je m’imprègne de l’ambiance du PCT. J’étudie la carte de près. Je l’emmène partout où je peux présenter mon projet. » Dans un contexte social, politique et écologique dégradé, elle souhaite que ce voyage soit une alternative à la vie insouciante, consumériste et égocentrique. « Je veux casser la routine, voir de mes propres yeux comment on vit ailleurs, pour comprendre comment marche le monde. Mais ma plus grande motivation est de donner à ce voyage une dimension solidaire afin de marcher « utile » et sensibiliser mon entourage à la Ligue contre le cancer. » Une maladie que Sophie côtoie au quotidien dans son travail.

Comment passer du rêve à la réalité ? « Il me faut tout anticiper : le budget et le coût total du périple, les démarches administratives, les préparatifs, le retour… » Avec une bonne paire de chaussures (il en faut 6, une paire par mois), des bâtons indispensables (car ils permettent aussi de tenir la toile de tente) et tout le nécessaire dans un sac à dos de 11 kg, Sophie peut parcourir le PCT en toute autonomie, avancer à son rythme.

Après la recherche de financement, la secrétaire en imagerie médicale à la clinique privée s’attèle maintenant à la préparation physique mais aussi psychologique. Quarante kilomètres par semaine autour de Guerlédan pour se mettre en condition, des séances d’hypnose pour essayer de vaincre sa phobie des serpents, des cours d’anglais…

30 km de marche par jour en moyenne

Sophie compte boucler le PCT en cinq mois, à raison d’une trentaine de kilomètres par jour. « Je me garde un délai car, dans un tel défi, on peut avoir à faire face à des aléas. J’ai prévu d’arriver une semaine voire 10 jours avant la date effective sur le chemin afin d’organiser mon auto-ravitaillement alimentaire. Je ne peux en effet porter six mois de nourriture sur le dos, alors je m’envoie des colis à des endroits stratégiques du parcours. »

Le défi de Sophie s’achèvera en septembre 2017, « alors je reviendrai à la réalité après six mois quasiment coupée du monde ».

Dons pour la Ligue contre le cancer et soutenir Sophie sur son blog : ledefidesophie.com


OUEST FRANCE DU JEUDI 16 FEVRIER suite à la journée Bourse aux jouets, aux vêtements et vide grenier organisée le dimanche 12 février:

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Saint-Brieuc. Le défi américain de Sophie 

Saint-Brieuc. Le défi américain de Sophie

Sophie Chanvril va réaliser son rêve américain : marcher 4260 km, de la frontière mexicaine à la frontière canadienne
Sophie Chanvril va réaliser son rêve américain : marcher 4260 km, de la frontière mexicaine à la frontière canadienne

Malik MIKTAR

 Marcher 4260 km en cinq à six mois, c’est le défi que Sophie Chanvril s’est lancé. La briochine a décidé de casser sa routine et de vivre son rêve américain.

« J’ai toujours été attirée par le sport. Je crois que je suis née avec des baskets aux pieds ». Cette citation dessine parfaitement les contours du personnage qu’est Sophie Chanvril, Briochine qui va bientôt souffler sa 48ème bougie.

Elle a décidé de se lancer un défi atypique : faire le Pacific Crest Trail. En somme, marcher de la frontière mexicaine à la frontière canadienne. 4260 km à parcourir en cinq à six mois.

« Je voudrais vivre mes rêves plutôt que rêver ma vie »

Elle marchera environ huit heures chaque jour. « Je partirai aux alentours de 5 h ou 6 h, et je marcherai jusqu’à 14 h, environ. Cela me laissera le temps d’installer mon campement, de laver mon linge et aussi d’écrire mon rapport quotidien ».

Malgré le sacrifice financier que cela représente pour elle, Sophie a décidé de poser un congé sabbatique de 7 mois, jusqu’au 1er novembre : « Je voudrais vivre mes rêves plutôt que rêver ma vie ».

Sous le signe de la lutte contre le cancer

Sophie Chanvril ne marchera pas que par passion. Elle a décidé de s’associer à la Ligue contre le cancer : « J’ai toujours aimé cette association et puis, professionnellement, je côtoie le cancer chaque jour ».

Après avoir pensé à la Croix rouge, pour laquelle elle est bénévole, la secrétaire en imagerie médicale a tranché : « la Croix rouge est internationalement reconnue, alors que La ligue contre le cancer a besoin d’une exposition ». La briochine a été nommée ambassadrice de l’association.

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AU CINEMApct

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